Hello les amis, hier j’ai reçu un coup de téléphone de ma mère — celle qui est socialiste — au cours duquel je me vis reprocher certaines facilités contenues dans mon précédent tumblr, à savoir force gros mots, jurons, lol de très basse extraction et blagues ninja sur 4chan allusions à peine voilées à des pratiques sexuelles particulièrement déviantes. Là ni une ni deux je lui répond du tac-o-tac écoute maman, si j’ai envie de dire des grossièretés, d’avoir des relations charnelles, libres et consentantes avec genre des bergers allemands — ou des bergères allemandes, don’t fuckn’ care, je suis bi-goût —, c’est quand même ma putain de liberté de pensée. Mais bon, dans le souci de ne plus vouloir choquer ni nos plus jeunes lecteurs — les plus fragiles et les plus influençables —, ni les gros branleurs lol-journalistes velus et chubby les plus influents de la twittosphère — la « sphère des twittos » #hihi #rah —, je me résous, avec l’accord tacite — dunno what it means but sounds quite cool — de mon confrère…

… Jean-Claude Saroumane (ci-dessus), à ne plus traiter, dans le cadre de notre cycle so classy « Cinéma(s) de notre temps », que de films que Télérama la morale ne réprouverait pas.
And thus, our feature-film du jour will be…
Centurion, un film de gladiateurs qui courent tout nus dans la forêt.
Si vous avez raté le début, et aussi un peu le milieu
C’est genre, l’ancien temps, un peu après Jésus. Les romains, ils en peuvent carrément plus de se faire happy slappin’ par les PICT, une tribu de bâtards de barbares EXCLUSIVEMENT constituée d’angry lesbians très vnr et bien bonnasses qui sculptent leurs cheveux avec du sperme plutôt que du Vivelle Dop — je sais, c’est dégueu, mais y en a qui aiment et c’est bourré de protéines. Du coup ils envoient une grosse armée de G.I. Joe hyper bourrins qui parlent le latin avec une très, très légère pointe d’accent rosbif À PEINE perceptible, pour faire un peu le ménage dans tout ça, non mais c’est vrai on va pas se laisser emmerder par une bande de bonnes femmes, quoi. Là, les mecs ils partent tout trankils, sans se douter de rien, quand tout d’un coup, PAH, les PICT déboulent sans prévenir, deviennent tout SUPER SAÏYEN et leur balancent des méga boules de feu hadoken-steez dans leurs faces #AHAH #EPICFAIL. Je peux te dire que c’est une sacré déculottée. En fait tout le monde meurt, même. Enfin, sauf le général, un type bien sympa et pas du tout bégueule pour un sou, qui se fait kidnapper en otage. Et deux-trois gars, dont le héros bogosse, un midget somalien qui court hyper vite #obviously, un cuistot genre rebeu et euh un vieux-à-deux-jours-de-la-retraite-c’est-ballot-quand-même. Là, plutôt que de se barrer en ninjas, les mecs ils décident d’aller sauver le général, tu vois, strength and honor, ce genre de choses, tout ça. Bon, évidemment, ça foire complètement, les mecs ils rentrent la queue entre les jambes et tuent un gamin PICT au passage sans le faire exprès. Méga boulette, parce que la chef des angry lesbians elle te pique une vieille crise d’hystérie, genre EPIC RAGNAGNAS, elle prend une pique à fondue géante et PAH, elle empale le général comme une vieille chipolata à une manif’ de syndicalistes contre la réforme des retraites #politiquement_engagés #that’s_what_we_are et décide de courir après les survivors pour les décapiter un par un à l’épluche-patate, muslim-steez.
A partir de là, le film devient vraiment chelou alors je saute une ligne. Déjà le héros il décide d’aller dans le SENS INVERSE de là où sont ses copains romains pour feinter la vilaine PICT — habile. Mais pas conne, la nana elle prévoit le coup et elle aussi elle part en sens inverse, BIM la feinte du père lafeinte tombe à l’eau. Le reste du film c’est un peu comme un chat-bite grandeur nature dans la forêt et la montagne. A un moment, les héros arrivent dans une cabane habitée par une autre lesbian, sympa celle-là, et qui a pas de sperme dans les cheveux — peut-être y en avait plus au Shopi du coin. C’est pour introduire une love story tu vois, mais nous on s’en fout, on veut du SANG et des DÉCAPITATIONS putain, pas des trucs de tafioles à base de bisous dans le cou et de câlins. Heureusement, à la fin, le héros, il pète un câble — c’est compréhensib’ — il décide d’arrêter de courir, il attend trankil que la PICT se radine pour lui mettre bien la poukavre. Et ça marche bien en plus, du coup je me demande pourquoi il a pas fait ça dès le début, ça nous aurait épargné deux heures de batifolages dans la forêt. Donc au final l’angry lesbian meurt par là où elle a péché. Dommage. Elle avait de beaux nichons.
Best scene award
Un gars écrabouille une tique entre ses doigts en MÉGA-CLOSE-UP — never saw that on screen before.
Verdict
Un chef-d’œuvre pasolinien, ainsi qu’une bouleversante mise en abyme sur la condition de l’être-sprinteur.

Hello les amis, hier j’ai reçu un coup de téléphone de ma mère — celle qui est socialiste — au cours duquel je me vis reprocher certaines facilités contenues dans mon précédent tumblr, à savoir force gros mots, jurons, lol de très basse extraction et blagues ninja sur 4chan allusions à peine voilées à des pratiques sexuelles particulièrement déviantes. Là ni une ni deux je lui répond du tac-o-tac écoute maman, si j’ai envie de dire des grossièretés, d’avoir des relations charnelles, libres et consentantes avec genre des bergers allemands — ou des bergères allemandes, don’t fuckn’ care, je suis bi-goût —, c’est quand même ma putain de liberté de pensée. Mais bon, dans le souci de ne plus vouloir choquer ni nos plus jeunes lecteurs — les plus fragiles et les plus influençables —, ni les gros branleurs lol-journalistes velus et chubby les plus influents de la twittosphère — la « sphère des twittos » #hihi #rah —, je me résous, avec l’accord tacite — dunno what it means but sounds quite cool — de mon confrère…

Jean-Claude Saroumane

… Jean-Claude Saroumane (ci-dessus), à ne plus traiter, dans le cadre de notre cycle so classy « Cinéma(s) de notre temps », que de films que Télérama la morale ne réprouverait pas.

And thus, our feature-film du jour will be…

Centurion, un film de gladiateurs qui courent tout nus dans la forêt.

Si vous avez raté le début, et aussi un peu le milieu

C’est genre, l’ancien temps, un peu après Jésus. Les romains, ils en peuvent carrément plus de se faire happy slappin’ par les PICT, une tribu de bâtards de barbares EXCLUSIVEMENT constituée d’angry lesbians très vnr et bien bonnasses qui sculptent leurs cheveux avec du sperme plutôt que du Vivelle Dop — je sais, c’est dégueu, mais y en a qui aiment et c’est bourré de protéines. Du coup ils envoient une grosse armée de G.I. Joe hyper bourrins qui parlent le latin avec une très, très légère pointe d’accent rosbif À PEINE perceptible, pour faire un peu le ménage dans tout ça, non mais c’est vrai on va pas se laisser emmerder par une bande de bonnes femmes, quoi. Là, les mecs ils partent tout trankils, sans se douter de rien, quand tout d’un coup, PAH, les PICT déboulent sans prévenir, deviennent tout SUPER SAÏYEN et leur balancent des méga boules de feu hadoken-steez dans leurs faces #AHAH #EPICFAIL. Je peux te dire que c’est une sacré déculottée. En fait tout le monde meurt, même. Enfin, sauf le général, un type bien sympa et pas du tout bégueule pour un sou, qui se fait kidnapper en otage. Et deux-trois gars, dont le héros bogosse, un midget somalien qui court hyper vite #obviously, un cuistot genre rebeu et euh un vieux-à-deux-jours-de-la-retraite-c’est-ballot-quand-même. Là, plutôt que de se barrer en ninjas, les mecs ils décident d’aller sauver le général, tu vois, strength and honor, ce genre de choses, tout ça. Bon, évidemment, ça foire complètement, les mecs ils rentrent la queue entre les jambes et tuent un gamin PICT au passage sans le faire exprès. Méga boulette, parce que la chef des angry lesbians elle te pique une vieille crise d’hystérie, genre EPIC RAGNAGNAS, elle prend une pique à fondue géante et PAH, elle empale le général comme une vieille chipolata à une manif’ de syndicalistes contre la réforme des retraites #politiquement_engagés #that’s_what_we_are et décide de courir après les survivors pour les décapiter un par un à l’épluche-patate, muslim-steez.

A partir de là, le film devient vraiment chelou alors je saute une ligne. Déjà le héros il décide d’aller dans le SENS INVERSE de là où sont ses copains romains pour feinter la vilaine PICT — habile. Mais pas conne, la nana elle prévoit le coup et elle aussi elle part en sens inverse, BIM la feinte du père lafeinte tombe à l’eau. Le reste du film c’est un peu comme un chat-bite grandeur nature dans la forêt et la montagne. A un moment, les héros arrivent dans une cabane habitée par une autre lesbian, sympa celle-là, et qui a pas de sperme dans les cheveux — peut-être y en avait plus au Shopi du coin. C’est pour introduire une love story tu vois, mais nous on s’en fout, on veut du SANG et des DÉCAPITATIONS putain, pas des trucs de tafioles à base de bisous dans le cou et de câlins. Heureusement, à la fin, le héros, il pète un câble — c’est compréhensib’ — il décide d’arrêter de courir, il attend trankil que la PICT se radine pour lui mettre bien la poukavre. Et ça marche bien en plus, du coup je me demande pourquoi il a pas fait ça dès le début, ça nous aurait épargné deux heures de batifolages dans la forêt. Donc au final l’angry lesbian meurt par là où elle a péché. Dommage. Elle avait de beaux nichons.

Best scene award

Un gars écrabouille une tique entre ses doigts en MÉGA-CLOSE-UP — never saw that on screen before.

Verdict

Un chef-d’œuvre pasolinien, ainsi qu’une bouleversante mise en abyme sur la condition de l’être-sprinteur.