Hello les amis. Suite aux innombrables plaintes envoyées par mes deux fans et demi, je me suis résolu à repenser intégralement la ligne éditoriale de ce tumblr — again — sur la base d’un mieux-disant culturel en totale quête de sens #tmtc. Nous entamons donc un nouveau cycle « Cinéma(s) de notre temps » #classy_huh? consacré aux films profondément engagés dans une perspective full frontal marxiste-léniniste, et co-animé par notre estimé confrère Jean-Claude Saroumane, critique cinéma ET hétérosexuel #it_happens qui nous a fait l’extrême gentillesse de remplacer au pied levé le regretté Jean-Phi Tessé, brutalement arraché à l’affection des siens il y a quelques mois — OR SO THEY SAY.
Pour débuter ce nouveau cycle, nous avions le choix entre deux films profondément ancrés dans la réalité de notre monde contemporain, soucieux de retranscrire par le biais du langage cinématographique le plus acéré le quotidien pas toujours facile-facile des membres de la communauté ouvrière : L’Agence tous risques OU la dernière purge œuvre de Jean-Luc Godard, Film Socialisme.
And thus, our feature-film du jour will be…
L’Agence tous risques
Si vous avez raté le début, et aussi un peu le milieu
OK donc je suis au cinoche, tout trankil, tout détendu du slip quand tout d’un coup PAH le film commence. Woah. Vachement lacanien #je_débute. L’histoire, c’est quatre jeune des técis — des banlieues de L.A. ou de Créteil, je sais plus trop, je me rappelle pas très bien. Les mecs c’est pas des bolosses — je sais même pas ce que ça veut dire en fait, je fais trop mon guillaume t’as vu ? — c’est des vrais cailles bien och’ genre à traiter ton GIANT MAX de — je cite — « gros fils de pute qui sent du steak » pendant que tu savoures ton savoureux — répétition but figure de style réthorique à but humoristique donc j’ai le droit — menu XL coca-frites trankil au Quick. Comme ils font tous un stage de retouche Photoshop sur des shootings coquins de Chevallier et Laspalès à la Matmut, tout le monde les appelle l’Agence tous risques. Ils sont composés de :
• Liam Neeson. Yeah, you got it, THE guy from… 
And…
And…
‘nuff said.
• Un bogosse #a_bit_too_hairy_4mytaste_though qui se tape la seule bonnasse du film pendant que ses potes bah rien — peut-être ils sont gay remarque.
• Un gros renoi bien baraque with a bad case of haircut qui récolte le liquide qui suinte de la zone qui sépare ton anus de la base de tes testicules — le périnée thanx Wikipedia — quand t’as hyper chaud dans ton slip, pour s’en faire de l’after-shave — och’ quoi.
• Un sudaf un peu creepy qui fait rien qu’essayer d’éliminer le gros renoi #obviously en le poussant en dehors de divers engins volants motorisés genre un avion. Ou un hélicoptère. Ou un tank — wait wat?
Donc les quatre jeunes des técis plutôt que de les envoyer en prison pour avoir ninja plein d’iPhone dans le tromé le gouvernement des Stazunis décide de les envoyer en Irak — wait wait wait WAT? — pour tuer Saddam Hussein nan déjà fait pour tuer Mahmoud Ahmadinejad — thanx Wikipedia, AGAIN — un taunting midget anti-sioniste #tmtc affublé d’un GIGANTESQUE pénis qui fait rien qu’à agacer tout le monde juste pour le plaisir d’embêter les gens, comme TOUS les Iraniens without exception. Après tout, c’est juste la porte à côté. Bon autant vous dire que tout ça va lamentablement foirer et que les quatre jeunes des técis vont se retrouver avec TOUTE l’armée des Stazunis au derrière alors que bon ils sont genre innocents quoi #comment_c’est_injuste #non_mais_le_monde_est_fou. Là, le scénariste il sait plus vraiment quoi faire alors il ninja tous les scénars des Bourne en rajoutant des blagues pipi-caca pour faire genre comme la série originale. Du coup ça commence à vnr grave les quatre jeunes qui décident d’aller cramer des voitures, des vieux clodos barbus qui puent le sandwich Sodebo et des containers — ouais, des CONTAINERS, c’est trop la déglingue quoi — pour exprimer le mal de vivre du lumpen-prolétariat à casquette de travers. A la fin les quatre jeunes se rangent des voitures et finissent par coller des affiches pour Jean-Luc Mélenchon dans les ghettos de L.A. — ce qui sert à rien vu que personne connaît Jean-Luc Mélenchon là-bas mais bon tout est bien qui finit bien quand même.
Best scene award
Dans un asile, des fous regardent un film en 3D et juste AU MÊME MOMENT où une jeep apparaît dans le film en gros plan, la jeep des héros arrive et défonce le mur sur lequel le film est projeté. Je suis pas sûr-sûr de m’être bien fait comprendre but if you ask me, I’d say it’s a fuckn’ mise en abyme hautement pasolinienne sur le fait que les films 3D c’est vraiment de la merde qui te fout mal à la tête et qui te rend l’air particulièrement crétin avec ces motherfuckn’ lunettes.
Verdict
Un chef-d’œuvre pasolinien, ainsi qu’une bouleversante mise en abyme sur la condition de l’être-vraiment-la-dernière-chance-au-dernier-moment.
- juin 21 2010 | 1 Notes - Comments - Read More →


